De 1937 à 1965

Historique de l' U.S. Rosières

Acte I : Histoire de 1909 à 1937

 Acte II : Histoire de 1937 à 1965 

Acte III : Histoire de 1965 à 1993

ACTE II

Éliminée en Coupe de France par le C.S. Roanne (qui était au contact avec les professionnels de l’ A.S. Saint-Etienne) sur sa nouvelle pelouse du stade des Usines, elle présenta ses deux équipes séniors (la réserve jouait en 1ère division) lors de la première édition de la Coupe du Cher de 1937-38 patronnée par « La Vie Rurale ». Cette double inscription restera unique dans les annales du district du Cher.

M. BEUNACHE, ESPA, H. DARCON, A. DESMOULIERES, F. KALOWY, J. PERON, J. DORIE entre autres étaient en vue et naturellement sélectionnés.

Les jeunes de l’époque se souviennent combien les rencontres étaient suivies par une population enthousiaste et presque « chauvine » !

Pour ce premier match de championnat de 1937-38 devant près de 4 000 spectateurs, le Patronage Saint-François disposa de l' U.S.R. 2 à 1. Le but égalisateur de Bourges sera très contestable et contesté par les Fondeurs ; la balle détournée par un défenseur rosièrois sera remise en jeu par deux spectateurs placés près des buts... Revenait dans les pieds d'un attaquant adverse ravi de l'aubaine. Le terrain de Séraucourt de l’époque n’était ni entouré d'une main-courante ni d'une corde...

L'apogée arriva l'année suivante par un titre de champion de Promotion du Centre mais la pré-mobilisation d'avril 1939 empêcha l’U.S.R de monter en Division d’Honneur (elle serait devenue ainsi la première équipe départementale à atteindre ce niveau régional), six de ses équipiers premiers étant rappelés sous les drapeaux.

Malheureusement la seconde guerre mondiale arrêta la progression constante.

Durant ces quelques années qui précédèrent la guerre, Rosières était devenu en quelque sorte le siège officiel du District du Cher : A. CAULIER était le président et membre de la Ligue du Centre, R. COTTINEAU était le secrétaire et sélectionneur unique du Cher, M. DA COSTA était le président de la commission des arbitres du département et E. HOLUB était le secrétaire de la commission des arbitres.

Repartant à zéro pendant les hostilités, l'U.S. Rosières termina à la première place de la poule Ouest du Critérium du Cher qui remplaçait le championnat et la Coupe du Cher ...mais ne rencontrera pas le vainqueur de la poule Est La Guerche (saison 1939-1940).

En 1942, le changement de la Société affiliée sous le nom d'Union Sportive de Rosières en remplacement de Société de Préparation Militaire était ratifié.

Devant le manque d'effectifs, l'U.S.R proposa à l'A.S. Bigny une entente précaire de 1943 à 1945. Évoluant en Zone Sud rattachée à la Ligue du Limousin, cette entente arrivera en outre en finale de la Coupe Gutenberg, sorte de deuxième Coupe du Cher inter zones, contre le C.A. La Guerche le 30 avril 1944.

À la libération, grâce à la ténacité du président A. CAULIER qui fut également le premier président du district de football de 1938 à 1951 et de son fils Hubert, Rosières se remettait à « flamber ».

Dès la saison 1946-1947 une équipe composée d'un français A. BAUJARD (sélectionné plusieurs fois dans l’équipe du Cher et du Berry) et de dix polonais avec notamment S. MALKIEWICZ, M. MUCHA, J. HAWRYLAK, M. MALAWKA et surtout l’impressionnant C. PACZYNSKI sélectionné de la Royale Navy et détenteur du challenge P. BOURGOIN fit exploser les défenses adverses dans le groupe Sud de 2ème division.

Malheureusement, ce groupe se dispersa dans la nature l'année suivante.

Sous la houlette du fidèle A. BAUJARD, l’équipe composée de jeunes joueurs et encadrée par quelques anciens restait en deuxième division alors qu'elle avait le droit de jouer en 1ère division. Elle termina néanmoins première du groupe Ouest et accéda à l'échelon supérieur pour rester qu'une seule saison à cause d'une restructuration des différentes divisions.

À l'époque, certaines équipes étaient contraintes de déclarer forfait par faute de transport, c'est ainsi qu'en 1947-48 Rosières ne se déplaça pas à Nançay et l'équipe visiteuse en fit de même au match retour...

Les minimes (Ecole de Rosières) emmenés par leur directeur R. BERGER arrivèrent en finale de la Coupe Bachard (battus 1 à 0 par l’E.S. Bigarelles à Séraucourt).

En 1949, A. Caulier passait le flambeau à H. Courseau et l'équipe fanion se baladait dans le championnat de 2ème division obtenant facilement le titre en ne concédant qu'une seule défaite de la saison face à l'U.S. Saint-Florent en quarts de finale de la Coupe du Cher devant environ mille spectateurs.

En janvier 1952, le Club des Supporters rosièrois présidé par M. LHUILLIER tenait sa première assemblée générale. Ce club comptait déjà 70 membres. Pour récompenser son fidèle public, les dirigeants n'hésitaient pas à inviter au stade des Usines des équipes prestigieuses comme « HUNGARIA » cette équipe composée de joueurs hongrois évoluant en France.

La qualité de jeu « couleur local » était très remarquée. Les « blanc et noir » étaient finalistes en 1953 de la Coupe du Cher devant le R.C. Berruyer (Division Honneur), ne succombant que sur un penalty inscrit par un ex-rosièrois S. CIESLIK.

Après avoir été devancée injustement par l’A.S. Jouet (et pourtant battue deux fois par l'U.S.R 5-3 et 10-1 !) à cause de petites chinoiseries d'un tapis vert (saison 1950-1951), elle remporta le titre tant convoité de 1ère division en 1954.

Pour le match de la montée à Sancerre, les joueurs se voyaient supportés par une escorte de 250 rosièrois.

 
 

En 1954, la section football groupait 73 membres dont 66 licenciés répartis en 27 séniors, 15 juniors, 19 cadets et 5 minimes pour une cité qui ne comptait que 1 700 âmes.

Le Club des Supporters maintenant présidé par NAUDIN était passé de 72 membres à 150 membres (Parution de 20 bulletins d'information du Club des Supporters « Allez Rosières » de janvier à juin 1954 rédigés essentiellement par Tintin POTRON).

L'équipe réserve était en 1952, 1953 et 1954 championne de sa catégorie et la seconde réserve obtenait de brillants résultats où elle marqua 127 buts contre 32 encaissés en 24 matches (saison 1950-1951).

Rosières avait une réputation de club pépinière, les éducateurs s'étaient toujours appliqués à former de nombreux jeunes et l'équipe cadet était toujours aux places d’honneur du championnat départemental.

De nombreux jeunes portèrent haut les couleurs rosièroises dans les diverses sélections départementales : A. MOUTAT,J. LASKA, S. POLAK, M. LAGOWSKI sélectionné dans l’équipe de la Ligue du Centre cadet et junior dont ce match contre la Ligue de l’Ouest en lever de rideau du match professionnel Stade Rennais - O. Marseille de janvier 1953, S. ORLOWSKI, A. MAHUT (sénior), J. SAINJON (sénior), E. PIETRASZEK, D. COTTINEAU, R. MENURET, J. DUCHET, J. RECK, E. DESNOUX, A. PRZYBYLA, M. BERGERON, E. GRZELAK, F. PARDO, M. KON , J. MALAWKA et quelques années plus tard G. BEUNACHE, J.C. HEFKA, J.C. STANKOWICZ, J.P. RUDA, PYKA, R . KLOCKOWSKI, M. MASIA et bien d'autres auront ce privilège. Au concours du jeune footballeur J. BESSEMOULIN et R. BEUNACHE se classaient en très bonne position. Les juniors s'illustrèrent aussi en enlevant la première édition de la Coupe Pichonnat contre l’E.S. Bigarelles le 6 juin 1953.

Pour son retour à l'échelon régional, l'équipe fanion drivée par R. POUILLOT, ex-pro de Nantes et du Mans, termina troisième après un début de championnat tonitruant (5 premiers matches = 5 victoires avec une attaque prolifique).

La saison 1955-56 apportait son lot de satisfactions. Après quatre années passées au R.C. Berruyer, S. CIESLIK (sélectionné de nombreuses fois dans l’équipe du Cher sénior) revenait à Rosières comme entraîneur-joueur et propulsait l’équipe en Division d’Honneur. Les juniors terminèrent deuxièmes à un point de La Berrichonne et échouèrent en demi-finales de la Coupe Pichonnat. Les cadets étaient champions du Cher (Coupe Louis DELAMARRE) mais échouaient en poule finale régionale contre La Berrichonne et l’O.A.S. Les Vaux.

Seule ombre à ce tableau, l’élimination prématurée en Coupe du Cher par l’E.S. Bigarelles... Le jour de la nouvelle année !

Le club était classé quatrième du Cher pour son effectif (79 joueurs) derrière le R.C. Berruyer, le Foyer Saint-François et le S.C. Saint-Amand.

Les années 56, 57 et 58 montraient que les joueurs de la Cité savaient garder la tête haute devant les équipes premières du F.C. Tours, l’Arago Sport d’Orléans, A.A.J. Blois, la Berrichonne de Châteauroux et le R.C. Berruyer et bien d’autres villes démographiquement plus importantes (la Cité de Rosières ne comptait qu’à peine 2 000 habitants contre 55 000 pour Bourges par exemple). Le stade des Usines fut la tension de matches « au sommet » de la région toute entière. Pour son apprentissage à ce niveau, l’U.S.R. termina première du trio des équipes du Cher (R.C. Berruyer et S.C. Saint-Amand).

La Division d’Honneur a coûté de gros sacrifices à la société qui ne pouvait et ne voulait pas malheureusement faire comme certains clubs, le recrutement était exclusivement local !

Entre temps les juniors remportèrent leur deuxième trophée en Coupe Pichonnat et atteignirent durant six années consécutives au moins le stade des demi-finales de cette épreuve.

L'équipe première évoluait avec bonheur en Promotion Honneur Après un deuxième dénouement défavorable face au R.C. Berruyer en 1959, l’objectif tant désiré sera atteint en 1961 par un succès mérité en Coupe du Cher face au Foyer Saint-François qui devait fusionner quelques années plus tard avec le R.C. Berruyer pour devenir le F.C. Bourges.

Les poulains du président R. PAUTET-VABRE furent boutés en demi-finales de la Coupe du Centre par la redoutable équipe de l’U.S. Vendôme (Division Honneur) et battus 3 à 0 en Coupe du Berry par la Berrichonne de Châteauroux qui évoluait en Championnat de France Amateur.

La Coupe était vraiment la compétition prisée par les Fondeurs.

Éliminés en demi-finales de la Coupe du Cher face au Foyer Saint-François (Division Honneur) 5-4 a.p. après de multiples renversements de situation, les hommes du stratège S. CIESLIK échouèrent en 63 de justesse en finale contre le Bourges A.C. où évoluaient quatre ex-rosièrois ... La même année la Coupe échappait aussi aux juniors devant le Stade Vierzonnais (4-3), ces mêmes juniors tombèrent en demi-finales un an plus tard face au Foyer Saint-François.

L'époque glorieuse passée, l’U.S.R. allait connaître quelques peines pour garder son standing. Malgré son excellent comportement sur le terrain récompensé par le challenge « Fair-Play » mis en compétition par la Ligue du Centre, elle devait descendre en Promotion de Ligue l’année suivante.